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Alors que la pandémie de Covid-19 se prolonge, de nombreuses personnes et familles se retrouvent aux prises avec des conversations difficiles, des périodes de stress et une santé mentale mise à rude épreuve.

Dans de nombreuses communautés, des sujets tels que les vaccins Covid-19, les confinements, les masques et la meilleure façon de gérer la situation actuelle sont devenus polarisés et passionnés. La chose la plus importante à retenir est que nous avons tous le même objectif : rester en bonne santé et poursuivre notre vie quotidienne.

En attendant, il est important de maintenir une communication ouverte avec nos proches, même lorsque la conversation devient difficile. Voici quelques conseils pour favoriser des conversations saines dans un monde de covoiturage :

1. Écoutez d’abord

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Être entendu et compris sont des besoins humains profonds, surtout en période de détresse. Le virus Covid-19 a suscité beaucoup de peur et d’anxiété, et ces émotions influent sur la nature des conversations que nous avons avec nos proches.

Lorsque les gens se sentent craintifs et anxieux, ils agissent à partir des parties émotionnelles ou instinctives du cerveau. C’est normal et sain, mais si vous abordez des conversations difficiles avec un proche, écouter son point de vue le validera, calmera ses craintes et ses angoisses et lui permettra de converser à partir de la partie la plus rationnelle de son cerveau.

Quelques trucs à essayer :

  • Lorsque votre proche vous fait part de quelque chose, essayez de le lui renvoyer dans vos propres mots avant de répondre par vos propres pensées.
  • Si vous êtes l’initiateur naturel de la conversation, essayez de laisser votre proche prendre l’initiative.
  • Posez des questions ouvertes et écoutez les réponses de votre proche.
  • Si vous êtes parent, donnez l’exemple d’une bonne écoute en maintenant un contact visuel, en éliminant les distractions et en posant des questions qui clarifient plutôt qu’elles n’invalident ce que dit votre enfant.

2. Questions de localisation

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Nous avons tous passé beaucoup de temps dans nos maisons avec les mêmes personnes au cours de la crise de Covid-19. Si les conversations sont devenues banales ou chargées d’émotion à la maison, envisagez de rencontrer votre proche ailleurs pour changer d’air.

Quelques trucs à essayer :

  • Marchez et parlez ! Les recherches montrent que la marche peut avoir d’énormes effets positifs sur la conversation, notamment en stimulant le processus cognitif, la pensée créative et en favorisant la confiance et la coopération.
  • Essayez un espace vert. Le plein air est un territoire neutre pour des conversations nécessaires mais gênantes.
  • Changez la scène. Si vous avez du mal à communiquer avec votre proche dans vos lieux habituels, proposez-lui de vous rencontrer dans un endroit différent, comme un café ou un centre commercial.

3. Ne sautez pas les petites conversations

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Les bonnes conversations commencent par un bon état d’esprit. Personne n’aime se sentir surpris par un lancement soudain dans une conversation lourde et inattendue. S’il est important de ne pas éviter les sujets délicats dans les moments difficiles, il est également important de les aborder avec aisance. Le bavardage favorise la création de liens entre les personnes et place toutes les parties dans un état d’esprit plus positif.

Quelques trucs à essayer :

  • Posez des questions courantes, comme « Comment s’est déroulée votre présentation aujourd’hui ? » ou « Avez-vous eu l’occasion de terminer le livre que je vous ai prêté ? ».
  • Renforcez votre lien en parlant de choses que vous avez en commun, comme les loisirs, la météo, les nouvelles ou d’autres intérêts communs.

4. Valider les croyances et les expériences

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Les croyances et les expériences personnelles constituent une part importante de l’identité d’une personne et elles doivent être reconnues et respectées dans le cadre d’une conversation saine. À l’époque de Covid-19, de nombreuses personnes ont eu des expériences directes avec une personne infectée, ou elles peuvent simplement croire quelque chose comme « je fais confiance aux autorités sanitaires ». Ces éléments ont évidemment un impact sur leur perception de la situation et sur la façon dont elle doit être gérée. Lorsque vous abordez une conversation embarrassante, il est donc important de montrer que vous avez entendu et compris leur point de vue.

Quelques trucs à essayer :

  • Posez des questions neutres qui vous permettront de mieux comprendre leurs expériences et leurs croyances, en veillant à ne pas les invalider. Par exemple, que s’est-il passé après son test positif ? ou Pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous pensez cela ?
  • Rassurez vos proches par des déclarations compatissantes montrant que vous les avez entendus et compris. c’est-à-dire que ça a dû être effrayant. ou je comprends pourquoi vous le voyez de cette façon.
  • Évitez de dire à quelqu’un qu’il a « tort ». Demandez plutôt des précisions. Par exemple, lorsque vous dites qu’un vaccin est « sûr », qu’entendez-vous par là ? »

5. Communiquer des informations, pas des conclusions

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Si vous avez pris soin de comprendre le point de vue de votre proche et que vous souhaitez partager vos réflexions sur un sujet, il est préférable de le faire avec des informations simples. Les gens réagissent mieux lorsqu’ils sont autorisés à tirer leurs propres conclusions. Cela dit, si vous souhaitez fournir des informations sur un sujet, choisissez des sources auxquelles votre proche fait confiance et présentez-les sur un ton neutre.

Quelques trucs à essayer :

  • Au lieu de dire « Le traitement précoce est le meilleur moyen de mettre fin à la crise du Covid-19 », essayez de dire « Avez-vous vu que le journal ___ a publié une revue où 90 % des études montrent un bénéfice positif pour le traitement précoce ? ».
  • Au lieu de dire « Les données sont trompeuses », essayez « Les Centers for Disease Control ont des critères différents pour diagnostiquer le Covid-19 selon que vous êtes vacciné ou non ».

6. Discutez des idées et non des personnalités

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Les relations étroites sont le fruit de nombreuses années de joies, d’expériences et de conflits partagés. Pendant cette période, nous apprenons beaucoup sur les traits de personnalité, les forces et les faiblesses de l’autre. Toutefois, lorsque vous abordez une conversation familiale embarrassante, il est important de garder la conversation centrée sur les idées et non sur les traits de personnalité.

Quelques trucs à essayer :

  • Évitez de faire des commentaires sur les traits de personnalité de votre proche. C’est-à-dire que vous êtes si crédule quand il s’agit de ces choses.
  • Si votre proche insulte ou met en doute votre caractère, rappelez-lui que cela ne l’aide pas. Et ramenez la conversation sur la question ou l’idée discutée.

7. Savoir quand s’arrêter

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La compétence la plus importante lorsqu’il s’agit de mener des conversations difficiles est peut-être de savoir quand s’arrêter. Si vous ou votre proche se met en colère, se sent menacé ou a peur au cours de votre conversation, vous commencerez à agir à partir des parties émotionnelles et instinctives de votre cerveau, et la conversation deviendra improductive. Si cela se produit, il est préférable d’interrompre la conversation et de la reprendre une autre fois, lorsque vous serez tous deux calmes.

Des choses à essayer :

  • Surveillez vos émotions lorsque vous parlez avec un être cher. Si vous vous surprenez à élever la voix ou à vous emporter, demandez respectueusement si vous pouvez reprendre la conversation à un autre moment.
  • Soyez attentif aux émotions de votre proche. Si vous remarquez qu’il se met en colère ou commence à vous attaquer personnellement, ne répondez pas de la même manière. Demandez respectueusement à ce que vous parliez une autre fois, lorsque vous serez tous deux calmes.
  • Évitez de surcharger votre proche d’informations. Si vous souhaitez transmettre des informations importantes, choisissez un ou deux éléments par conversation et utilisez des sources mutuellement fiables.