Le Conseil mondial de la santé (CMS) appelle les gouvernements à cesser d’utiliser des tactiques de contrôle des foules qui causent des dommages, notamment la force excessive et les « armes non létales ». Le droit de se réunir et de manifester est un droit humain fondamental, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Historiquement, les protestations ont entraîné des changements positifs, les civils demandant des comptes aux gouvernements. En tant que tels, les gouvernements ont le devoir de permettre des manifestations pacifiques et, lorsque la violence éclate, de réagir de manière proportionnée.

Desimages film ées au Camp Wellington le mercredi 2 mars ont montré que la police a fait un usage excessif de la force sur les manifestants anti-mandat qui manifestent devant le Parlement néo-zélandais depuis près de quatre semaines. Il y a moins de deux semaines, la police canadienne a également fait un usage excessif de la force pour évacuer des rues d’Ottawa les derniers participants au convoi de la liberté, après avoir invoqué la Loi sur les urgences.

Dans de nombreuses protestations et manifestations de ces dernières années, les tactiques de contrôle de la foule ont été loin d’être proportionnées. Les forces de police ont répondu par des armes dites « non létales » qui provoquent des blessures physiques et des troubles psychologiques, voire la mort. Il s’agit notamment du gaz lacrymogène – un agent chimique de guerre interdit par la Convention de Genève de 1925 et la Convention sur les armes chimiques de 1997 dans les conflits armés, mais toujours utilisé contre les civils -, du canon à ultrasons, des balles en caoutchouc, des matraques, du spray au poivre, du canon à eau, de la grenade à concussion, etc.

Certaines de ces armes sont, en fait, potentiellement mortelles et beaucoup n’ont pas été évaluées de manière adéquate en termes d’impact sur les civils de différents âges et avec des conditions préexistantes. Toutes ces substances sont nocives pour le corps humain. Par exemple :

Face à une manifestation pacifique, l’Organisation mondiale de la santé demande aux gouvernements de répondre par un engagement pacifique. Il est de leur responsabilité et de leur devoir envers leurs citoyens d’écouter et de collaborer lorsque des questions inspirant des protestations se présentent. La répression agressive des mouvements de protestation n’encourage pas le dialogue constructif ni le progrès positif, et peut entraîner une escalade de la protestation elle-même.

Le WCH se tient aux côtés des personnes pacifiques qui protestent contre les mandats dans le monde entier et contre toute force excessive utilisée contre elles.

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